Dans cet article, je vous explique mon expérience de jeûne hydrique. Mes sensations, mes symptômes, l’effet sur mon poids, la reprise alimentaire... Et les nouvelles habitudes que j’ai mises en place après ce jeûne ! Tout sur ces 5 (petits mais denses) jours et ceux qui ont suivi.

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Le jeûne est une pratique ancestrale. Que ce soit par conviction religieuse ou politique (grève de la faim), choix de vie personnel… Ou pour des raisons de santé : prévention, autoguérison. Le Grec Hippocrate considéré comme le père de la médecine le recommandait déjà au IVeme siècle avant J.-C., Socrate et Platon le pratiquaient régulièrement. Depuis une dizaine d’années, le jeûne connaît un regain d’engouement. Le fait qu’ARTE ait sorti un documentaire en 2011 en est un bon exemple.

Pourquoi j’ai fait un jeûne hydrique ?

Je m’intéresse à la naturopathie, et particulièrement à tout ce qui touche de près ou de loin à l’alimentation. Ça faisait un moment que je voulais essayer le jeûne hydrique pour diverses raisons. La principale étant de soulager mes problèmes de digestion et mes douleurs durant mes règles. À côté de ça, je suis dans une période où j’ai envie de prendre de nouvelles habitudes. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, le jeûne était aussi un moyen de marquer une rupture. Même si ce ne sont « que » 5 jours, croyez-moi, ils n’ont pas compté pour du beurre ! Parmi les habitudes qui me tenaient à coeur :

  • Remettre les pendules à l’heure et démarrer une autre relation, plus saine et sereine avec mon alimentation. Même si globalement ce n’était pas catastrophique.
  • Me remettre sérieusement au sport. Depuis 3 ans, je n’arrivais plus à être régulière… Et je suis devenue aussi raide qu’un bâton (même mes chevilles, j’arrive pas à les toucher !)
  • Faire un ménage intérieur, un peu de vide dans tout ce tas de pensées entremêlées. Pour laisser de l’espace à ce qui pourrait vraiment compter pour moi (le côté un peu spirituel de cette jolie expérience).

J’ai débuté le jeûne hydrique il y a deux semaines. J’écris cet article tant que mes souvenirs sont encore frais, pour ceux et celles qui voudraient se lancer dans l’aventure. Un petit témoignage en plus sur internet ne sera pas de refus ! Les conseils et informations que je donne ne sont pas à prendre à la lettre. C‘est un mélange de mon expérience personnelle et de recherches faites sur internet.

Petite précision de mise : Le Chéri a lui aussi fait ce jeûne hydrique. Pas spécialement pour remédier à un problème de santé, plutôt par prévention, pour les bienfaits qui lui sont accordés. Le fait d’être deux a vraiment aidé dans cette démarche. J’avais fait 2 jours de jeûne l’année dernière et comme il mangeait à côté, j’étais un peu affreusement frustrée. Je pense que c’est vraiment important de couper les liens avec la nourriture pour faciliter cette expérience. Je déconseille donc de faire un jeûne si vous avez un enfant dans les parages ! Vous devrez lui préparer à manger… Même s’il s’agit de faire réchauffer des petits pots de bébé, vous allez forcément le regretter.

N’hésitez pas à me poser des questions en commentaire, sur Instagram ou sur ma page Facebook si vous souhaitez tester cette pratique, ou à partager votre vécu, je serai ravie d’avoir des retours !

Qu’est-ce que le jeûne hydrique ?

Petit rappel des principaux types de jeûne :

  • le jêune hydrique (celui qu’on a fait) où l’on s’abstient de manger pendant un temps voulu mais où l’on peut boire de l’eau, des tisanes, … Tant qu’il n’y a pas de calories dans les boissons (bien sûr pas de miel ou de sirop d’agave…). Même s’il n’y a pas de calories, a priori, il est conseillé d’éviter le café et le thé (les stimulants) ! Personnellement, j’ai fait l’impasse sur le thé vert, j’en buvais de temps en temps.
  • le jeûne sec : pas de nourriture ni d’eau pendant un temps donné. Je n’ai jamais essayé jusqu’à présent mais le travail de détoxination du corps en serait accéléré.
  • le jeûne intermittent : il s’agit d’un jeûne où l’on s’autorise à manger sur une plage horaire de 8H, le nombre de jours dans la semaine que vous voulez. Par exemple : dernier repas à 20 H et le premier du lendemain à 12H. En gros, vous sautez le petit déjeuner : sans le savoir, beaucoup de personnes le pratique déjà régulièrement.
  • le jeûne partiel : durant ce jeûne, il est possible d’absorber des bouillons ou des jus très peu caloriques. Ça peut être une bonne alternative au jeûne hydrique si ce dernier vous semble trop compliqué.

Si vous êtes intéressé par le fait de jeûner, vérifiez auprès de votre médecin que ça ne risque rien. Je ne peux que vous conseiller de partir sur un jeûne qui vous ressemble, celui que vous sentez. Suivez votre intuition ! Il vous est inconcevable de ne pas manger pendant plus d’une journée ? Mais vous voulez quand même essayer quelque chose ? N’allez pas titiller la Difficulté par esprit de bravoure. Ne vous lancez pas dans un jeûne hydrique de 7 jours le lendemain des fêtes de Noël après avoir fait un pari testostéroné avec votre oncle Gérard. Essayez déjà un jour ou deux et voyez comment ça se passe ! D’ailleurs, ça m’y fait penser : un jeûne, ça se prépare !

Comment préparer un jeûne ?

Il existe plusieurs avis différents sur cette question. Globalement, certains préconiseront un jeûne avec une descente alimentaire progressive par paliers. D’autres préfèreront les purges pour vider les intestins. Cependant, il est aussi possible de faire les deux : commencer par une descente alimentaire puis se purger la veille au soir avant de débuter le jeûne. Quoiqu’il en soit, débarquer dans un jeûne de manière abrupte, sans aucune préparation est déconseillé…!

Remarque : La notion de palier alimentaire, amené par Désiré Mérien, part du principe qu’une personne a besoin d’énergie vitale pour jeûner et se détoxifier. Se préparer avant un jeûne permettrait donc à l’organisme d’emmagasiner cette énergie ; l’efficacité du jeûne dépend des ressources disponibles dans l’organisme.

Les étapes de la descente alimentaire en quelques points.

Le nombre de jour de descente alimentaire est équivalent ou plus long que le nombre de jours où vous allez jeûner. Par exemple, pour un jeûne de 5 jours : 5 jours (ou plus) de descente alimentaire qui pourraient se dérouler comme ci-après :

  1. Tout d’abord, il va s’agir d’arrêter progressivement les aliments et habitudes les plus « toxiques » tout en diminuant les quantités de nourriture. Supprimez la viande rouge, le sucre (confiture…), le tabac, l’alcool, le café, le thé noir… Moins d’alimentation = moins de digestion et donc plus d’énergie pour la détoxification.
  2. Faites les bonnes associations alimentaires. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, certaines associations d’aliments (par exemple le fameux riz/poisson ou viande/pommes de terre) ne sont pas compatibles et demandent plus d’énergie à notre organisme pour être digérés. Je vous laisse vous renseigner sur le sujet en jetant un oeil sur cet article très complet !
  3. Enlevez les produits et sous-produits animaux (oeufs, viandes blanches, yaourts…) ainsi que les huiles cuites (par ici si vous vous intéressez à l’impact de la cuisson des aliments sur votre santé).
  4. Supprimez ensuite les céréales, légumineuses, oléagineux, fruits secs…
  5. Buvez des jus de fruits / soupes / jus de légumes (lacto-fermentés pour éviter les fibres).
  6. Début du jeûne hydrique, partiel, …

Cette descente alimentaire provoque en général une perte de poids : l’activité métabolique réduit progressivement ; cela permet d’éviter un choc violent pour votre corps et d’avoir moins de symptômes durant la détoxination. Par la même occasion, cela permet de préparer votre mental en vous habituant à moins manger !

Du temps pour prendre soin de soi.

Cette période de préparation mais aussi celle du jeûne est l’occasion parfaite pour faire un travail psycho-émotionnel qui vous permettra de relâcher les tensions. Sophrologie, hypnothérapie, méditation, yoga, écriture, dessin… Choisissez les outils/activités que vous préférez ; les intégrer dans votre routine quotidienne ne peut qu’être un plus dans cette expérience.

De mon côté, je me suis remise à écrire. Je tiens un journal personnel depuis mes 11 ans (flippant hein !) et j’avais oublié à quel point ce coin où poser mes idées était important pour moi.

Est-ce que le jeûne est dangereux pour la santé ?

Si le jeûne est loin d’être conseillé à tout le monde, la plupart des personnes en bonne santé (sans prise de médicaments), peuvent le faire sans souci durant quelques jours depuis leur domicile. Cependant, vérifiez toujours auprès d’un professionnel si vous avez le moindre doute. En cure de jeûne, ce dernier ne présente pas de danger particulier puisque vous bénéficiez d’un suivi.

Voilà quelques contre-indications que j’ai pu relever dans plusieurs articles :

  • les femmes enceintes, allaitement ;
  • les enfants (dommage, ce serait une punition efficace !) ;
  • anorexie et troubles du comportement alimentaire ;
  • insuffisance rénale et hépatique ;
  • démence …

Pour aller plus loin sur les contre-indications et les cas qui nécessitent d’être supervisés, je vous invite à aller voir cet article de la nutrition.fr.

Est-ce que le jeûne est dangereux ? C’est vraiment LA question qui revient avec l’éternel et insensé « mais tu vas manger quoi du coup ? ». Quand j’ai prévenu ma famille, il y a eu des « mais c’est dangereux », « tu vas tomber dans les pommes »… Ces personnes tiennent à vous, elles s’inquiètent, et c’est ok. Cependant, évitez de rester dans leur périmètre durant le jeûne car ça peut être très épuisant d’avoir à se justifier (sans rancune la famille !). Je rappelle que le principe est de se reposer, du moins plus que d’habitude. Essayez de faire moins de déplacements, octroyez-vous des petites siestes par-ci par-là si vous le pouvez, prenez des bains tièdes. En gros : faites tout pour éviter trop de dépenses énergétiques, en adaptant le tout à votre rythme !

Quelles sont les phases métaboliques du jeûne ?

Et sinon, comment ça se passe à l’intérieur ?

  • Le 1er jour, le corps utilise le glucose disponible dans le sang ou stocké sous forme de glycogène dans le foie (10% du poids du foie) en tant qu’énergie de substitution à ce que vous lui apporter d’habitude ;
  • Entre 24H et 5 jours environ : une fois le glucose et le glycogène épuisés, le corps pompe dans le tissus adipeux et les protéines (muscles) pour former du glucose ;
  • Au delà de 5 jours : pour ne plus utiliser les protéines, le foie et les reins produisent des corps cétoniques (molécules de substitution-acétone, acides acétylacétique et bêtahydroxybutyrique) utilisés à la place du glucose, qui permettent d’avoir un sentiment de coupe-faim.

Le jeûne… et ses vertus ? 

Y-a-t-il réellement des vertus à jeûner ?

Personnellement, j’en suis convaincue. Cependant, je ne suis pas médecin ni biologiste, donc le mieux reste encore de vous renseigner pour vous forger un avis personnel ; et éventuellement de tester vous-même cette expérience ! En attendant, voilà quelques ébauches de ce que j’ai pu trouver à ce sujet :-).

Où en sont les études à ce sujet ?

En France :

Le jeûne médicalisé n’est pas pas autorisé contrairement aux États-Unis et en Russie, ou encore en Allemagne où les cures de jeûne sont parfois remboursées par l’assurance maladie. Pour des raisons socio-culturelle et historique, la France classe le jeûne dans la catégorie des « médecines holistiques » où la possibilité de la dérive sectaire n’est pas écartée.

D’autre part, les protocoles ne peuvent encore répondre au cahier des charges du concept d’Evidence Based Medecine , par manque de moyens mais aussi à cause de la difficulté de faire des études randomisées sur cette pratique qui relève le plus souvent d’un choix personnel (difficile de tirer au sort dans ces cas là). Selon l’Inserm, la seule étude randomisée dont la méthodologie a été effectuée correctement sur 53 patients, traite de la polyarthrite rhumatoïde ; le résultat s’est avéré positif. Des études sont en cours concernant les effets du jeûne sur la chimiothérapie. Si l’engouement pour une médecine plus naturelle est d’actualité ces dernières années, ça ne se bouscule pas au portillon niveau investissements dans ces recherches. Peut-être parce que la pratique du jeûne n’a pas grand chose à vendre ?

Les outils de base du jeûne hydrique, c'est-à-dire pas grand chose ! Pour jeûner, il faut : un lit, de l'eau et des chaussures de rando !

Remarque : une des cliniques les plus célèbres en Allemagne est la Buchinger-Wilhelmi. C’est la méthode d’Otto Buchinger (1878-1966), médecin ayant contribué à populariser le jeûne thérapeutique, qui est une des plus pratiquées en Europe de l’Ouest. Il préconise également une « hygiène interne » (recommande par exemple la lecture de la Bible, souvenez-vous du contexte historique, aujourd’hui ce serait plutôt de la méditation pour les non-croyants) et développe la notion d’auto-régulation du corps.

Des études ont été faites sur les animaux : depuis 40 ans, des études ont été réalisées sur le manchot empereur, qui peut jeûner jusqu’à 100 jours ;

Le prix Nobel de médecine en 2016, attribué au Japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie (= se manger soi-même).

C’est une piste interessante pour répondre à la question des hypothétiques vertus du jeûne. Yoshinori Ohsumi a travaillé sur le processus de régénération de la cellule : la cellule peut piéger et manger elle même ses vieilles protéines (déchets) à travers les lysosomes. Ce phénomène peut être déclenché lors d’un stress, notamment en période de jeûne, mais aussi « quand il y a une infection ou des lésions cellulaires importantes, par exemple lors d’une chimiothérapie. Dans ce cas, l’autophagie va permettre la réparation des cellules et le maintien des principales fonctions cellulaires ». Cliquez pour en savoir plus (article d’ARTE « mais qu’est-ce que l’autophagie? »).

Entre 1870 et 1930, plusieurs médecins ont promu et popularisé le jeûne comme outil thérapeutique.

Pour n’en citer que quelques uns : le Dr Herbert Shelton (1895-1985) aux États-Unis, père de l’hygiénisme, de la médecine non conventionnelle prônant l’autoguérison, le crudivorisme, le jeûne et la naturopathie. Ou encore avant lui, Dr Edward Dewey (1837-1904) un pionnier du jeûne thérapeutique également aux États-Unis.

Les centres de jeûne.

Des recherches sont aussi menées au sein des cures de jeûne, à l’instar de l’institut Bushinger-Wilhemi en Allemagne.

Le jeûne : un outils qui ne convient pas à tous.

Comme je le soulignais tout à l’heure, le jeûne peut aussi être dangereux pour certaines personnes (épilepsie, sclérose en plaque…), surtout s’il n’est pas fait dans un cadre médicalisé. S’il excède deux semaines, des carences en minéraux et en vitamines peuvent apparaître.

Quand jeûner ?

Je dirais quand vous voulez ! Nous avons trouvé que la fin de l’été était la période parfaite… Les feuilles commencent à tomber, c’est une période de renouvellement : on est dans le thème ! Il fait aussi moins chaud, donc parfait pour aller marcher. Le printemps peut aussi être une bonne idée. J’aurais tendance à ne pas spécialement le faire l’hiver surtout là où j’habite : les chemins ne sont pas très praticables et je n’aurais pas pu me passer de la marche pendant cette période. Avec la neige et les -10°C, j’aurais été moins emballé !

MON EXPÉRIENCE.

Sensations, moral & symptômes durant mon jeûne.

Remarque importante : je tiens à préciser qu’il s’agit de mon expérience personnelle et qu’il n’y en a pas deux pareilles. Mes deux expériences de jeûne ont également été différentes dans le ressenti et les symptômes. Mon copain n’a pas vécu le jeûne de la même manière que moi… Bref, chaque jeûne varie d’une personne à l’autre. J’ai noté mes ressentis sur mon journal durant ces 5 jours : je vous retranscris l’essentiel ici.

Sur les selles : pas de selles durant tout le jeûne, ce qui arrive très fréquemment chez les jeûneurs. Tout est revenu à la normal lorsque j’ai commencé la reprise alimentaire.

Jour N°1 : a piece of cake !

Le premier jour s’est super bien passé à tous les niveaux. Je n’ai pas ressenti de symptômes particulier liés à la détoxination, ni eu un sentiment de faim intense. J’en ai profité pour aller marcher un peu au col de la Bonette, je me sentais légère et reposée. Je suis habituée à sauter des repas donc rien de stressant pour mon corps à ce moment là, bien au contraire ! J’ai apprécié le fait de ne pas avoir à faire les taches quotidiennes comme préparer à manger, faire la vaisselle, débarrasser… D’ailleurs, je pense renouveler le jeûne de 24H quand l’envie m’en prendra de temps à autre !

Randonnée durant mon jeûne hydrique
Encore une autre rando durant mon expérience de jeûne hydrique
Jack (mon chien) qui lui, ne fait pas de jeûne hydrique
Jack-Jack en promenade

Jour N°2 et 3 : Knowking on hell’s door

Clairement les jours les plus difficiles des 5 à cause des symptômes. Beaucoup de personnes ressentent une ou plusieurs douleurs plus ou moins légères durant le jeûne (maux de tête, vomissements, fatigue…), surtout les trois premiers jours.

Perso, niveau symptômes, j’en ai pris pour mon grade. Je me sentais nerveuse (=chiante) dû à la faim. Le matin, j’ai eu de premiers symptômes assez éphémères à des endroits qui m’étaient familiers : maux de ventre, fatigue, pointes aux genoux, mal au coeur… Ça venait puis passait. La partie plus éprouvante a été les maux de dos auxquels je ne m’attendais pas (psoas + dans le haut du dos). Ces derniers ont duré quasi jusqu’à la fin du jeûne. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai arrêté le jeûne avant la fin de la semaine, même si à la fin du quatrième jour, ces douleurs commençaient à passer. Côté langue, elle a commencé à devenir très chargée (voile blanc), signe de détoxination.

On est quand même aller balader pour nous changer les idées du côté du Col de la Cayolle en voiture cette fois-ci (2ème jour) !

Le col de la Cayolle, une belle balade pour penser à autre chose durant le jeûne
En haut du Col de la Cayolle
Ma petit vallée adorée, l'Ubaye
Le 3ème jour, on a fait une petite randonnée pas loin de la maison.

Jour N°4 et 5 : Retour progressif au calme

Après deux nuits blanches, les deux derniers jours étaient plus faciles. À la fin du troisième, ma sensation de faim s’est nettement diminuée, comme si un palier avait été franchi. C’était intéressant au niveau du ressenti car je ne m’y attendais pas ! Je pensais ressentir une faim puissante jusqu’au bout, c’est magnifique à quel point le corps se régule et gère très bien tout ça. Après coup, je pense que les difficultés que j’ai eues ont un rapport avec le laisser-aller qui n’est pas forcément évident à appliquer, surtout quand il s’agit d’un premier jeûne de plus de trois jours.

Ma langue se déchargeait peu à peu mais il restait encore un voile, moins épais ; ce qui signifie sûrement que le processus de détoxination n’était pas bien terminé lorsque j’ai rompu le jeûne. Ce n’est que le cinquième jour où mes maux de dos ont entièrement passés.

Le jeûne et les règles douloureuses…

Durant ce quatrième jour, j’ai eu mes règles : je vous disais que j’avais des règles très douloureuses d’habitude (je suis couchée 2 jours par mois). Je ne sais pas comment l’expliquer, il y a sûrement un rapport intrinsèque entre les règles et la digestion… En tout cas, je n’ai pas eu mal. Depuis plus de dix ans, je me tors dans tous les sens ; et durant ce cycle-la, j’ai pu me balader derrière la maison, faire ma vie sans aucun problème. Je ne sais pas combien de temps cela durera, si ce sera pareil pour mes prochaines règles ou non. Je complèterai cet article avec le temps ! En tout cas, ça m’a poussé à mettre en place de nouvelles habitudes que j’espère garder précieusement dans mon quotidien.

Balade derrière la maison durant le jeûne hydrique
Petit coin de paradis derrière la maison.

La perte de poids pendant le jeûne.

En 5 jours, j’ai perdu presque 3,5 kilos. Les premiers sont très vites partis et le dernier et demi a été beaucoup plus lent. Pour mon copain qui lui a perdu 6 kilos en une semaine, ça s’est avéré similaire, vers la fin, le poids stagnait.

Jeûne et spiritualité.

Pour moi le jeûne est une expérience holistique : émotionnelle, physique, mentale… Impossible de faire l’impasse sur la spiritualité qui l’entoure 🙂 ! Je suis très fière d’avoir fait cette expérience pour moi-même. C’est un de ces moments clés de la vie, de ceux qui permettent de se connaître en profondeur.

Sans apports extérieurs, il est bien plus simple de se sonder de l’intérieur. Voir ce qui s’y passe, de l’accepter ou non, mais de le reconnaître et d’en avoir moins peur. Un sentiment de confiance s’est développé en moi, similaire à celui que j’avais éprouvé quand je m’étais arrêtée de fumer. D’avoir cette certitude que vous pouvez vous en sortir (avec vraiment pas grand chose pour le coup) et qu’en plus de ça, cette situation, qui, sortie de son contexte, pourrait s’apparenter au pire des stress (plus de nourriture), se passe plutôt bien. Comme un espace-temps différent, où tout est plus lent, où vous créez un espace intérieur pour vous ressourcer. Même avec mes symptômes qui étaient pénibles car les douleurs étaient constantes, j’ai pu ressentir ça. J’ai eu aussi des phases où certaines peurs que j’ai sont ressorties ; pour certaines d’entre elles, je ne m’y attendais pas.

Par rapport à la nourriture, je me suis demandée si j’avais déjà eu faim. Une fois la reprise alimentaire commencée, cette question m’aide encore à prendre du recul et à sonder s’il s’agit d’une faim émotionnelle ou non…!

Après le jeûne : reprise alimentaire, changements d’habitudes, reprise de poids…

Le poids

Concernant mon poids, j’ai repris deux kilos : de 50kg je suis passée à 52kg. J’en faisais 53,5 quand j’ai débuté le jeûne. Pour l’instant je ne peux pas en dire plus car ça ne fait qu’une semaine et demi que je l’ai rompu. Donc article à compléter également plus tard ! Si vous souhaitez perdre du poids, le jeûne peut être un bon moyen d’y arriver, seulement si vous intégrez de nouvelles habitudes alimentaires derrière… Sinon, je pense que ça ne sert à rien, puisque vous allez automatiquement tout reprendre les jours qui vont suivre.

La reprise alimentaire.

Je l’ai faite au feeling, même si je me suis renseignée sur le sujet. Bien sûr, je ne me suis pas enfilée un KFC, logique. J’ai commencé gentiment par les fruits qui me faisaient le plus envie, en mode intuition alimentaire. Mon dévolu s’est dirigé sur une mangue et une nectarine quand l’heure a sonné. Alors là, c’était MAGIQUE. Ça m’a donné des frissons dans tout le corps, comme si je pouvais ressentir le sucre dans les moindres recoins de mes papilles, incroyable !

Le lendemain, je n’ai mangé que des fruits et bu des jus de légumes fermentés (découverte agréable, j’en avais jamais bu avant). Puis j’ai incorporé doucement les légumes crus (salades), puis cuits. J’ai remangé du quinoa le troisième jour au soir avec quelques légumes cuits, graines de courge et de tournesol. Je n’ai réincorporé les légumineuses que 6 jours après avec un houmous. J’y suis allée doucement, mais je ne me suis pas pris la tête non plus. Il s’agit simplement de faire attention à ses sensations… Écoutez votre ventre !

Reprise alimentaire après le jeûne : le jour où j'ai fait les courses. Abusé !
Les courses du matin avant la reprise alimentaire (j’ai vu GRAND!).

Et après le jeûne ? Les nouvelles habitudes.

Après deux jours, j’ai senti un regain d’énergie clairement perceptible. Je ne sais pas si ça le fait pour tout le monde (?), mais de mon côté c’est assez marqué. J’ai mis en place de nouvelles habitudes alimentaires, sportives et de bien-être, à voir combien de temps ça tient ! Mais elles me tiennent à coeur.

Mes nouvelles habitudes alimentaires.

On a beaucoup réfléchi à un « rééquilibrage » alimentaire pendant le jeûne avec Le Chéri. Je souhaitais mettre en place une stratégie qui fonctionnait pour conserver cette vitalité et qui me permettrait aussi de profiter… Ceux qui suivent ce blog ont pu difficilement passer outre le fait que J’ADORE manger, et pas que des légumes bouillis :-D.

Le plan d’action :

Du lundi au samedi matin, le but est de manger sain.

Le matin.

Je bois des tisanes, du thé vert, mais j’évite le café, surtout à jeun. Je m’en autorise de temps en temps dans la semaine ; en tant qu’ancienne accro au café (facile 4 à 6 par jour), je voulais faire un effort sur ce point là. Si j’ai faim, je mange des fruits. En ce moment, ça se résume à une pomme accompagnée de purée de cacahuètes (non grillées, non sucrées) ou purée d’amande maison.

Midi et soir.

Des fruits à quasi chaque début de repas, des légumes crus ou cuits, légumineuses, oeufs… Un peu de poisson de temps en temps (je suis « flexitarienne »). Bref, je mange normalement, mais il y a des choses sur lesquelles je fais une croix pendant la semaine, sauf cas exceptionnels si la famille vient me voir / occasions spéciales.

C’est-à-dire : pas de fromages (sauf les faux-mages que je fais moi-même), de sucre raffiné (donc exit les biscuits, confitures, viennoiseries…), de lait de vache, d’alcool, de chocolat au lait, et j’évite au maximum le gluten.

Le week-end.

Je profite un peu comme je veux. C’est le moment où je vais au restaurant, et où je me fais un petit déj’ à l’ancienne, avec café et croissants. Pour le moment, c’est un équilibre qui me convient. Ça me permet d’apporter plus de nutriments à mon corps et d’éviter les excès en trop grand nombre… Mais aussi de réguler mon poids. Avez-vous fait des changements alimentaires suite à un jeûne ? Comment avez-vous trouvé votre équilibre ?

Pour tout ce qui est grignotage (parce que je ne suis pas encore si innocente !) je me limite à des fruits, une poignée d’amande ou de noisettes, ou à des jus de légumes. C’est toujours mieux qu’un gâteau au chocolat 😀

Réveil matinal, sport et bien-être.

Grooos changement de ce côté là. J’ai décidé de me lever plus tôt et de commencer ma journée avec une séance de sport ! Ce qui aurait été impossible pour moi avant, IMPOSSIBLE. C’est peut-être le changement le plus significatif de tout ça. Comme quoi, tout est question de décision et surtout d’engagement envers soi-même.

Je prépare mon tapis de sol et/ou mes chaussures la veille.

Dès le saut du lit, je bois un verre d’eau et je descends directement bouger mes fesses ^^ Tout est déjà prêt ! Ça fait un peu psycho-rigide comme ça mais croyez-moi, ça fait gagner un temps fou !

Tous les jours, une séance différente.

En fonction de mon envie ou de ce que j’ai prévu le soir avant de me coucher – parfois je sélectionne une vidéo avant de dormir pour ne pas hésiter le matin. Connaissez-vous la chaîne Youtube PopSugar Fitness ? C’est vraiment sympa et il y en a pour tous les niveaux, c’est en anglais mais pas besoin de comprendre. Aujourd’hui c’était une séance de Yoga de 30 minutes, et hier course à pied en fractionné… Et le mieux, c’est que ça ne me demande aucun effort, je me languis de commencer ; étonnant, même pour moi ! C’est devenu un rituel. Après ça je file prendre une douche et je commence mes activités. Le soir je n’ai pas à penser à si j’ai fait mon sport ou non : je peux en profiter pour me détendre, sortir mon chien tranquillement ou autre.

Ce mode de fonctionnement m’évite aussi de me presser et d’être stressée dès le matin. Je mets le réveil plus tôt et je prends le temps qu’il faut pour tout ça (sport, douche, petit déjeuner…).

Autre habitude à mettre en place petit à petit : intégrer une séance de méditation.

Je ne suis pas familière de cette pratique mais à chaque fois que je le fais, je me sens bien et c’est quelque chose que j’aimerais pratiquer dans mon quotidien. Avez-vous des applications à me conseiller ? Une chaîne Youtube ? Des exercices en particulier ? Je suis preneuse !

Conclusion

Cette article est terminé les amis ! Je le mettrai à jour au fil du temps… N’oubliez pas de partager cet article s’il vous a plu et de me donner vos retours d’expériences, conseils… en commentaire ! Si vous souhaitez mettre en place de nouvelles habitudes (alimentaires, sportives…), envoyez-moi un message privé via la page à propos ou les réseaux sociaux, je serai ravie de vous aider (gratuitement) !

Le jeûne vous fait faire n'importe quoi : même prendre des photos qui ne servent à rien
Nouvelle passion : prendre des photos de tout et n’importe quoi.

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